| Actualités 2012 |
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| Écrit par Gestionnaire Article |
| Samedi, 17 Décembre 2011 06:45 |
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Pour nous joindre : - Par courrier postal : La Maison de Poésie. Société des Poètes Français. 16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris. - Par téléphone : 06 37 51 17 09. - Par courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Actualités
Janvier 2012
Ce que nous faisons-là
« Mais qu’est-ce que nous faisons-là ? », se demande l’éditorial du numéro de Janvier de la revue de la poésie Le Coin de table, dans une société qui ignore totalement la poésie, et plus généralement les valeurs humaines pour ne reconnaître que celle du profit. C'est ce que se demandent souvent les poètes – comme tout le monde. On n’échappe pas si facilement à cette question. Elle s’est posée à la Maison de Poésie après sa condamnation judiciaire inattendue, son expulsion impitoyable par les confrères de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), les pressions et les harcèlements qu’elle en a subies, son déménagement qui fut une épopée épouvantable qu’on ne peut imaginer, son errance en quête de nouveaux lieux d’accueil, le licenciement qu’elle entraîne, etc. En contrepartie, les très nombreux témoignages de sympathie que reçut la Fondation, de poètes, d’écrivains, d’académiciens, d’associations, de sociétés, de lecteurs, d’élus, de fonctionnaires, les dons qu’elle perçut pour l’aider, même les plus modestes, les messages venus de partout, l’indignation générale, tout cela nous a permis de surmonter nos découragements et de résister à une épreuve considérable et qui est loin d’être terminée, puisque la SACD a essayé de s’opposer à notre pourvoi en cassation; mais par ordonnance en date du 15 décembre 2011, la Cour de Cassation a décidé "n'y avoir lieu à radiation". Actuellement, tout notre patrimoine, livres, documents, manuscrits, tableaux, se trouve, certes, à l’abri dans les dépôts de la Bibliothèque Nationale de France, mais il reste indisponible tant que notre Fondation ne peut disposer de nouveaux locaux pour le faire vivre. La poésie est aux catacombes. Les poètes de la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont refusent d’être vaincus par ces épreuves que beaucoup de poètes (et d’amateurs de poésie) nous encouragent à surmonter. Ils nous demandent de maintenir une œuvre commencée voilà plus de quatre-vingts ans, et même depuis plus longtemps encore, puisqu’elle se situe dans la tradition de plus de mille ans de poésie, dont nous revendiquons notre part d’héritage.
Ce que nous faisons-là ? Nous continuons.
La Fondation continue
La Maison de Poésie a pu reprendre à Paris la présentation d’une quinzaine de recueils récemment parus avec son Journal parlé de la Poésie réunissant poètes et amis de la poésie, à l’Espace Montpezat de la Société des Poètes Français, grâce à l’obligeance de cette Société amie (Des poèmes de Michel Beaugency, Francisco Carvalho, Louis Delorme, Amanda Devi, Marie Huot, Leconte de Lisle, Pascal Payen-Appenzeller, Anne Perrier, Jean-Claude Pirotte, Max Pons, Annie Raynal-Andrieu, Marie Brao, Marie-Pierre Verjat Droit, Gilles Simonnet, ont notamment été présentés). D’autres rencontres vont reprendre prochainement. La Fondation poursuit les échanges avec ses correspondants par voie postale ou par internet. Jean-Pierre Rousseau, membre du Conseil d’Administration, qui vient de publier une anthologie de poèmes de Francisco Carvalho, est actuellement au Brésil. Le numéro de Janvier de la revue de la poésie Le Coin de table est à l’impression. La publication sera normalement assurée en 2012. Comme les douze années précédentes, la revue publiera des articles, des poèmes, des études, des chroniques, et rendra compte de l’actualité de l’édition poétique lui paraissant pouvoir être recommandée. Son cinquantième numéro marquera une étape dans cette publication.
Nouvelles de la poésie vivante
La Maison de Poésie est toujours attentive à la poésie vivante multiple, diverse, imprévisible, ne pouvant être enfermée dans les carcans de formules, de mouvements, d’écoles, et parfois difficile à découvrir, réfugiée en de petits tirages plus ou moins confidentiels. Les choix si différents des éditeurs et des revues s’intéressant encore à la poésie ne permettent pas de déterminer des points communs qui constitueraient un « air du temps », un même esprit de l’époque. Cependant, des convergences attirent actuellement l’attention sur des œuvres poétiques qui s’imposent. C’est ainsi qu’on remarque une reconnaissance commune de l’œuvre de JEAN-CLAUDE PIROTTE. Notre Fondation lui avait décerné le Grand Prix de la Maison de Poésie en 2010. En 2011, il vient de recevoir le Prix Apollinaire, le Prix Marcel Thiry et le Prix Mac Orlan. Cette conjonction n’est pas due au hasard. Elle témoigne du talent indéniable de l’auteur, et certainement aussi d’une lassitude devant l’invasion d’une poésie invertébrée, de la nostalgie d’une versification plus traditionnelle sans être mécanique. Les poèmes de Pirotte apparaissent souvent comme des notations du jour qui passe, ou de l’instant qui est saisi. Cette poésie du quotidien a un charme mélancolique, dont le prosaïsme nous séduit grâce à la petite musique personnelle de Jean-Claude Pirotte, mélodie si rare dans la pseudo-poésie d’aujourd’hui. C’est une espèce de métamorphose du prosaïque dans laquelle excellait aussi Maurice Carême, un autre poète belge dont on entend ici parfois un écho, qui est aussi celui de notre vie dans sa complexe simplicité. C’est un charme à la fois très différent et semblable qui s’entend dans la poésie de JACQUES BERTIN. Il ne peut pas être considéré seulement comme un chanteur (ce qui serait déjà très bien), il est poète à part entière, un poète du livre, de la scène et du disque. La réunion de sept années de ses Poèmes et chansons permet de prendre la mesure de son œuvre poétique. Différente de celle de Jean-Claude Pirotte, sa poésie est plus large, plus emportée, plus fougueuse, ses vers sont parfois très amples, d’une versification libre mais d’une exacte respiration. Mais il sait aussi les secrets de la chanson dans la veine d’Apollinaire et Cadou. La magie de cette poésie, c’est de n’utiliser, comme Jean-Claude Pirotte, que des mots simples pour faire naître l’émotion de sentiments sans complications psychologiques savantes, mais tellement vrais, tellement puissants, tellement vécus, d’une banalité tellement universelle : la nôtre. La publication d’un choix de poèmes d’ANNE PERRIER témoigne de la reconnaissance d’une poésie très différente mais également d’une grande qualité, dont la spiritualité, entre le réel visible et un invisible qu’elle rend tout aussi sensible, est empreinte de tristesse, de révolte, d’apaisement aussi, dans un parcours poétique qui nous mène du Voyage (1958) à L’Unique Jardin (1999). L’inspiration est imprévisible, et nous ne savons pas si d’autres recueils de cette qualité seront publiés prochainement. Mais ceux-ci montrent que la poésie est toujours bien vivante. * mon ange gardien me prépare à quitter la mer que j’entends battre la digue à marée haute à quitter le ciel et le temps
tu ne dois pas trembler me dit l’ange mais je ne tremble pas c’est la mer la digue qui tremblent et le ciel et le temps d’avant
dans un soudain tremblement le temps surprenant de l’enfance quand l’horloge s’est arrêtée parce que la terre a tremblé
Jean-Claude Pirotte, Cette âme perdue. Le Castor astral. 52, rue des Grilles. 93500 Pantin. 104 p. 13 €.
Henri Cachau, Jean-Claude Pirotte. * Que le temps s’efface
Je voudrais que le temps s’efface comme une averse ou sur la plaie une gaze une nuée qui passe ou comme un lourd rideau épais qu’il s’ouvre au milieu s’il lui plaît
ou qu’indifférent il nous laisse juste un instant, nous éloigner puis, dans une lumière qui baisse glisser jusqu’à l’éternité ou comme dans l’art de chanter
mourir-vivre… une main écarte les lentilles sur cet étang nous soyons beaux jeunes et lents et dans les eaux se refermant descendant tous deux descendant
tous deux, nous soyons des absences mais ensemble à jamais liés qu’on nous ait condamnés ensemble on nous ait ensemble noyés on nous ait ainsi délivrés
je veux qu’on me donne une chance et, dans l’enfer des destinées les plaintes des gens les souffrances et tout le mal et les années un autre réel pour t’aimer
et je veux que les jours s’écroulent les jours carrés de l’avenir qu’on s’enfonce là dans la foule qu’ayant transpercé cette houle nous en renaissions sans haïr
donc je veux que le temps enlève sa main sur nous gantée de fer et l’ouvrant accepte une trêve comme une trouée dans l’hiver nous allions vivre en notre envers
(Toi et moi exister ainsi et on y entre par ces lianes par ce portail de vers précis et si vagues pourtant aussi on y meure et tu m’accompagnes
et nous y aimions à l’envi)
Jacques Bertin, Les traces des combats. Poèmes et chansons, 1993 à 2010. Le Condotierre. B.P. 11. 49290 Chalonne-sur-Loire. 280 p. 18 €.
*
Croyais-tu que c’était bonheur Et toujours douce paix Tu ne savais ô pauvre cœur Tu ne savais Que l’Amour est une fleur sauvage Qui met tête en feu Et blesse davantage Ceux qui L’aiment le mieux
Anne Perrier, Le Voyage. Le Voyage suivi de Le livre d’Ophélie, de Le Joueur de flûte, et de L’Unique jardin. Préface d’Antonio Rodriguez. Éditions Empreinte. Case Postale 80, CH-1022 Chavannes-près-Renens. Suisse. 254 p. 9 €.
*
Jardins de la douleur Saignez loin de ma tombe Ici tout n’est qu’ombre et splendeur Et gorge de colombe Elle dort Ophélie Au fond des marbres verts De l’or plein les pupilles Et dans son cœur la mer
Anne Perrier, Le Livre d’Ophélie. id. *
Si j’avais un jardin Vaste comme la rêverie Je m’en irais dormir au fond des giroflées Dormir mourir Dans le balancement des âges Et le monde comme un cerceau Continuerait sa course vers l’abîme Astre fantôme jouet d’enfants Aux yeux bandés
Anne Perrier, Le Joueur de flûte. id.
Poèmes de la Maison de Poésie
De tous les arts, la poésie est certainement aujourd’hui le plus menacé. Mais il est aussi celui qui n’a besoin de rien pour se créer : du papier, de l’encre ou un crayon – ou rien que la mémoire du poète, comme l’a prouvé Jean Cassou composant trente-trois sonnets dans sa prison de Résistant. C’est sans doute pourquoi les poèmes ne cessent jamais de naître. Reste à les partager par le livre ou la revue imprimés, par internet et ses écrans, ou encore par la parole qui les récite. La poésie est en création permanente. Depuis plus de quatre-vingts ans, la Maison de Poésie se fait l’écho de poèmes inédits qu’elle choisit de faire connaître par ses publications.
Je est un autre
Et nous voici sous l’air qui gronde, Retirés au-delà de tout, Assiégés au milieu du monde – Exilés, exilés en nous ;
Astres pâles dans la tourmente Qui tourbillonne autour de nous, Lueurs, flammes évanescentes – Comme ensevelies, presque absentes.
Dans le brouillard et dans le glas, Notre vie est celle des ombres, Des choses que l’on n’entend pas – Dans le soir las des âges sombres.
Jean Hautepierre Le Coin de table, n° 48. Novembre 2011. *
Fuite Matinale
Je cours presque en passant sous un néon blafard, Je traverse à l’orange, un chauffard me klaxonne, J’avance, je n’ai rien avalé, je frissonne, J’ai oublié chez toi mon écharpe et mon fard.
Le ciel prend peu à peu son teint de nénuphar, Très bientôt il sera l’heure où ton réveil sonne Et dès lors je n’aurai plus ni rien ni personne Contre quoi me débattre, excepté le cafard.
Quand j’arrive au métro tu as trouvé ma lettre, Tu bois un grand café, tu es calme peut-être, Je ne peux vraiment plus retourner sur mes pas.
Je reste sur le quai parmi la foule hagarde Des ouvriers encore endormis, je regarde Mon portable, en sachant qu’il ne sonnera pas.
Marie-Anne Bruch id. *
Vanités
À la couture du réel Le monde estampille Les horizons
À la lisière de la nuit La Mort outrage Les fleurs
À la marge de la peur L’inavoué rode Ses mensonges
À la vitre du pourquoi La réponse s’évapore Creusant l’abîme
À la cicatrice du deuil L’absence tourne La tête
À la paroi de nos désarrois Le bleu recoud Sa mantille
À l’écorchure du temps Le rideau tombe Sur une scène vide
Béatrice Libert Le Coin de table, n° 49. Janvier 2012. *
Vous étiez…
Vous étiez l’éveilleur, l’amoureux, le prophète, Et c’était un plaisir que d’être à vos côtés. La montagne dansait une ronde parfaite, Cela, je vous le dois, je ne peux l’oublier…
Qu’importe si le temps risque une chansonnette Où l’hiver ahuri embrouille les étés. Votre amour désirant me montait à la tête. Cela, je vous le dois, je ne peux l’oublier…
Lorsque l’ombre insidieuse s’en vient troubler la fête D’une noce infinie aux lèvres de papier, C’est un instant de vous qui s’inscrit et s’arrête Sur le glissement fou d’un petit sablier…
Jeanne Maillet id. *
Matin d’hiver
Veille le froid Mon pas trompe endormi Les nœuds d’un corps étroit Les eaux d’un fil démis
Coule l’oubli Mes songes déchaussés Hors la nuit de leurs plis Détournent son tracé
Vive torpeur Je puise un lent sourire Au gel brisant mes pleurs Contre l’aube tardive
Ton sang insigne Source perdue de brume Finit par voir un cygne Filer sans amertume.
Dominique Gelpe id. *
Noël est parti
Noël est parti au fond des jardins au fond des placards avec ses parfums d’orange amère
Noël est loin des fenêtres et la neige qui tombe fait aux passants des houppelandes en fleurs de cerisier
Les mains enluminées des parents tournent des boules de couleur à l’usine où Noël est toute l’année dans les grands arbres des machines
Jean-Jacques Chollet À paraître. *
Mieux vaut toucher du bois Pour croire à la forêt
Goûter la fleur de sel Pour respirer la mer
Risquer sa main Pour le feu
Ton corps de terre Ne te ment pas
Il faut creuser encore Pour mériter le jour.
Hélène Cadou, Retour à l’été. La Maison de Poésie, 1993.
*
Hommage à deux poètes d’une fin de siècle
Micros, flashs, caméras, le strass et les paillettes, Les pleins feux, le rimmel, le vacarme du monde Ne sauraient vous éblouir ni vous assourdir, poètes.
Né de la pierre de soleil et du quetzal, C’est par ton Verbe d’obsidienne et de cristal, Octavio, que tu officies Aux vêpres de la poésie, Cette église des catacombes.
Il y eut encore un jour blême : Pour ton départ, Alain, l’ordonnance du deuil Selon tes volontés nous a vus feuille à feuille Plumer les ailes d’un recueil Et vêtir un cercueil d’un manteau de poèmes.
Que peut la poésie au bout du compte si Les poètes meurent aussi ?
Bernard Lorraine, Stances, suivi de Le Livre de l’identité. La Maison de Poésie, 2004.
Bernard Lorraine (1933-2002) évoque ici Octavio Paz (1914-1998) et les obsèques d’Alain Bosquet (1919-1998) au cours desquelles les poètes présents jetèrent sur son cercueil les pages d’un de ses recueils.
Comment nous aider ?
- En s’abonnant à la revue trimestrielle Le Coin de table. Un an, France : 70 €. Étranger : 80 €. Chèque à l’ordre de « La Maison de Poésie ». - En adhérant à l’Association des Amis d’Émile Blémont : La Maison de Poésie. La Société des Poètes Français. 16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris (adhésion pour 2012 : à partir de 5 €). - En faisant un don à la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont, reconnue d’utilité publique, actuellement en difficulté financière (un reçu sera envoyé pour bénéficier des remises d’impôt prévues par la loi).
* Association des Amis d'Émile Blémont
Pour aider la Maison de Poésie, actuellement en difficulté, à poursuivre l’œuvre de son Fondateur Émile Blémont, une association a été créée en 2011. Émile Blémont fut un poète et un généreux mécène que l’AAÉB aidera à ne pas oublier. L’action Emile Blémont a été remarquable en faveur de la Poésie, et d’une façon générale il défendit toujours la culture et les grandes valeurs humaines. Sa correspondance montre son soutien envers les poètes, concrétisé aussi bien par des aides financières que par des aides morales. Certains d’entre eux sont célèbres aujourd’hui, notamment Verlaine, avec lequel il a toujours été en contact. Le pauvre Lélian lui a d’ailleurs rendu hommage dans un poème. On peut citer également Léon Valade que Blémont a toujours aidé. Émile Blémont fit don à l’État de sa correspondance avec ces deux poètes. Les lettres de Verlaine sont conservées à la Bibliothèque Nationale de France et celles de Léon Valade à la Bibliothèque de Bordeaux, sa ville natale. Le tableau de Fantin-Latour, Coin de table, qu’il offrit également à l’État, se trouve aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay. Membre du Conseil de famille des petits-enfants de Victor Hugo, il participa à la création de son Musée de la Place des Vosges. Sa position sociale lui permettait d’avoir des relations au plus haut niveau. Ses démarches et ses interventions suscitèrent la création d’une Bourse de voyage littéraire, il fut nommé Président de sa commission. Ne pouvant décider l’Etat à ouvrir, avec son aide, un Musée des poètes, Emile Blémont créa, par testament, La Maison de Poésie, fondation reconnue d’utilité publique en 1928 par le Président de la République Gaston Doumergue. La dernière pensée d’Émile Blémont fut donc pour les poètes et la Poésie. L’AAÉB veillera à maintenir son nom et à poursuivre son œuvre dans le même esprit de générosité et d’ouverture.
Association des Amis d’Émile Blémont. La Maison de Poésie. Société des Poètes Français. 16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris. Adhésion à partir de 5 Euros. Présidente Mathilde Martineau.
* À Émile Blémont
La vindicte bourgeoise assassinait mon nom Chinoisement, à coups d'épingle, quelle affaire ! Et la tempête allait plus âpre dans mon verre. D'ailleurs du seul grief, Dieu bravé, pas un non,
Pas un oui, pas un mot ! L'Opinion sévère Mais juste s'en moquait autant qu'une guenon De noix vides. Ce bœuf bavant sur son fanon, Le Public, mâchonnait ma gloire... encore à faire.
L'heure était tentatrice et plusieurs d'entre ceux Qui m'aimaient en dépit de Prud'homme complice, Tournèrent carrément, furent de mon supplice,
Ou se turent, la peur les trouvant paresseux, Mais vous, du premier jour vous fûtes simple, brave, Fidèle, et dans un cœur bien fait cela se grave.
Paul Verlaine, Amour. Léon Vanier, 1888.
Cazals, Émile Blémont. *
ABONNEMENTS À LA REVUE
LE COIN DE TABLE
LA REVUE DE LA POÉSIE
Voir la rubrique Revue Le Coin de table.
Le Coin de table
« Parlons sans nuance : si depuis le surréalisme la poésie s’est coupée du peuple, faute d’un minimum de sens et de forme, la Revue de Poésie qui a pour nom Le Coin de table, travaille inlassablement au rapprochement. Par ses études initiales […]. Par l’anthologie (…) qui suit : poèmes soigneusement choisis pour leur qualité, divers de forme, de longueur, de thèmes, vers libres ou mètres réguliers, strophes ou non, rimes ou non, en aucun cas vieillots. Enfin par des chroniques très vivantes : recueils de poèmes, revues (le Bulletin n’est jamais oublié), nouvelles du monde des lettres. Par l’élégance de sa présentation. Tous ceux qui ont la nostalgie d’une poésie vivante, telle qu’on peut l’écrire aujourd’hui, ne doivent pas ignorer Le Coin de table : c’est là qu’ils la trouveront ».
Bernard Plessy. Le Bulletin des Lettres. Mars 2011. N° 700.
* Commandes
La Maison de Poésie peut encore fournir quelques exemplaires de sa revue Le Coin de table et de certains recueils qu'elle a publiés. Elle n'est plus en mesure de fournir l'ensemble de son catalogue. L’expulsion au bénéfice des Auteurs et Compositeurs Dramatiques a conduit à l’asphyxie de la Maison de Poésie. Avant toute commande, il est nécessaire de nous consulter :
- La Maison de Poésie. La Société des Poètes Français. 16, rue Monsieur-le-Prince. 75006 Paris. 06 37 51 17 09. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Patrimoine
Pour le moment, la Maison de Poésie n'est plus en mesure de mettre à la disposition des lecteurs et des chercheurs le patrimoine poétique dont elle a la garde depuis plus de quatre-vingts ans. Il est indisponible, mais en sécurité dans les réserves de la Bibliothèque Nationale de France, à la suite de l’expulsion par la SACD.
Pérennité d'une œuvre poétique
Pour le moment, la Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont ne peut plus apporter son aide à la pérennité de l'œuvre d'un poète, à la suite de son expulsion au bénéfice de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.
Georges Saint-Clair Extrait de : Jacques Le Gall, Georges Saint-Clair, Fééries intérieures. Presses Universitaires de Pau Aquitaine. 2009.
DONS, LEGS ET MÉCÉNAT
La Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont
est reconnue d'utilité publique
À ce titre, elle peut recevoir des dons et legs donnant droit à des réductions d’impôt prévues par la loi. Tous ces dons, même les plus modestes, aident financièrement la Maison de Poésie à répondre à sa vocation, et ils constituent un précieux encouragement. Chaque don, par chèque établi à l’ordre de la Maison de Poésie, fait l’objet d’un reçu à remettre aux services fiscaux. Les contribuables peuvent ainsi décider de l'affectation d'une partie de leur impôt. Nous remercions tous ceux qui choisissent de maintenir, d'aider, et de faire vivre la poésie.
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Contribuables assujettis à l’impôt sur le revenu (2012) : Diminution de l’impôt sur le revenu suivant les modalités prévues par la loi.
Contribuables assujettis à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF. 2012) : Réduction de l’ISF du montant des sommes versées à la Maison de Poésie suivant les modalités prévues par la loi.
La Fondation est habilitée à recevoir les legs et successions.
Nous avons tous besoin de la poésie.
La poésie a besoin de vous !
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| Mise à jour le Jeudi, 05 Janvier 2012 17:42 |








